**Stop ! Fermez les yeux et écoutez : ce bzzz que vous prenez pour la bande-son de l’été 2024, c’est le tambour de guerre d’un minuscule envahisseur déjà aux portes de votre salon.** Le moustique tigre, alias Aedes albopictus, n’a rien d’un figurant exotique ; c’est la star incontestée de la « saison piqûres » qui s’étire de mars à novembre. Véloce comme un SMS, résistant comme un smartphone tombé dix fois, il a déjà colonisé 72 % des départements français et ne compte pas s’arrêter à la Bretagne ni à votre balcon. Dengue, chikungunya, zika : son menu livraison express. Notre territoire : son plateau repas.
Vous pensiez que l’apéro rosé-tapas était l’incontournable de vos soirées d’été ? Ajoutez-y le spray répulsif et la petite danse frénétique des mains qui claquent l’air : voici la nouvelle chorégraphie nationale. Pendant que les cigales chantent, le moustique tigre chiffre : +37 jours d’activité depuis 2010, des milliards de larves dans nos soucoupes de géraniums, et un ticket d’entrée gratuit pour les virus tropicaux.
Alors, que faire ? Se transformer en ermite climatisé ? Vider chaque gouttière à la frontale ? Ou, plus malin, comprendre où il se cache, comment il frappe et quelles armes (scientifiques, citoyennes, politiques) nous avons vraiment sous la main ? Spoiler : il existe des solutions, et même quelques bonnes nouvelles. Mais avant le plan de bataille, place à la cartographie de l’invasion… parce que connaître son ennemi, c’est déjà reprendre la main sur la partie.










